La meute


LA MEUTE (ET SON ETHIQUE)

 

A ce jour, la meute est composée de 60 chiens, groënlandais ou croisés groënlandais pour la plupart.

Tous naissent au chenil ou sont intégrés entre 2 et 3 mois et y finissent leur vie après une retraite paisible et méritée.

Les chiens actifs, entre 2 et 10 ans ne sont finalement qu'au nombre de 52.

Les naissances doivent donc être régulières, chaque année, pour ne pas déséquilibrer le bon fonctionnement de la meute et le travail hivernal.

 

D'ailleurs, et contrairement aux idées reçues, tous les "chiens de traîneau" ne sont pas aptes à l'effort au même titre que n'importe quel autre chien de travail. Sans une sélection rigoureuse, rien n'est possible.

 

"On ne fait pas d'un mulet un cheval de course"... ce dicton populaire pourrait être la base de tout élevage.

De la meute hétéroclite des débuts (chiens abandonnés ou récupérés pour la plupart), à l'effectif choisi et raisonné d'aujourd'hui, l'enseignement a été tiré. 

LE CHOIX DE LA RACE  

 

Le groënlandais ou eskimo du Groënland est le chien de traîneau par excellence, compromis parfait entre la vitesse du husky et la puissance du malamute.

Bâti pour l'endurance, d'un poids compris entre 30 et 40 kg, il est l'un des chiens les plus primitifs, se targuant de 10 000 ans passés au contact de l'homme.

 

Indispensable aux Inuits comme chien de trait ou de chasse, rempart contre les ours ou même comme chauffage, il est aussi l'infatigable compagnon de toutes les expéditions polaires et des grands explorateurs, d' Amundsen à Paul-Emile Victor.

Brut de caractère, aimant le contact rugueux avec ses congénères, très sociable avec l'homme, il demande néanmoins une éducation ferme et sans appel. Inadapté à une vie de chien de compagnie, il est taillé pour travailler et a une fâcheuse tendance à croire que le bichon frisé (ou ce qui lui ressemble) est issu d'un croisement entre un lapin et une poule, soit une denrée comestible !

 

C'est pour cela que nous ne vendons ou ne donnons aucun chiot destiné à agrémenter le jardin d'un pavillon. Le groenlandais ne trouve son équilibre qu'en meute et dans un rapport d'utilité à son maître.

MAIS N'EST PAS GROëNLANDAIS QUI VEUT !


Il est aussi essentiel de sélectionner les géniteurs, comme tout éleveur sérieux le fait, afin d'obtenir le meilleur compromis entre les caractéristiques physiques, les aptitudes au travail et la sociabilité en meute et envers les humains.

 

Voilà, bien sûr, l'essence même de notre métier, outre l'élaboration de prestations de qualité, ce sont avant tout des soins quotidiens, une vision à long terme de l'évolution de la meute, un rapport étroit avec ses chiens ou l'un dépend de l'autre, et vice versa.